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Suite à notre article sur les bonnes audiences belges de « Joséphine Ange gardien », Mimie Mathy a accepté de répondre à nos questions et évoque avec nous quelques bons souvenirs...
Tout d'abord, saviez-vous que vous étiez la grande star des audiences belges ?
Non mais sachez que c'est très agréable à entendre (Rires)
Cet été, « Joséphine Ange gardien » s'est classée à deux reprises dans le top 10 des meilleures audiences belges. La série a été le plus gros succès de ce mois de juillet en Belgique lors de sa diffusion sur la RTBF et sur TF1 ! (ndlr : cfr cet article : http://www.tuner.be/actu.asp?id=141194&content=home)
Et bien à nouveau, je suis ravie. Merci pour le message.
Comment expliquez-vous le succès de « Joséphine Ange Gardien » ?
Je crois qu'il ne faut pas l'expliquer (Rires). C'est vrai que le personnage que j'incarne dégage quelque chose qui change un peu de tout ce qu'on entend aux infos et la Belgique n'est pas épargnée non plus, surtout en ce moment avec cette période de grosse crise. Le fait que tout se termine bien dans chaque épisode, même si on traite de sujets graves et de société complètement actuels, ça laisse un petit espoir à chaque fois pour tout le monde. C'est donc le côté positif de ce personnage. Il s'agit aussi – et je peux le dire sans aucune prétention, puisque ce n'est pas moi qui écris les scénarios même si je travaille beaucoup sur les dialogues – d'une série qui traite des sujets graves avec humour, tendresse, des petites larmes de temps en temps et c'est cela qui fait que le téléspectateur accroche.
La RTBF a coproduit deux saisons de « Joséphine Ange Gardien ». Grâce à cela, vous avez tourné deux épisodes en Belgique. Est-ce exact ?
En effet. Moi je repartirais bien un petit mois à Bruxelles pour tourner un épisode (Rires). Bruxelles est une ville que j'adore et que je redécouvre chaque fois avec grand plaisir. Il se passe toujours plein de choses.
Y-a-t-il de nouveau des projets en ce sens alors (Rires) ?
Pour l'instant non parce que c'est vrai – comme partout – il y a un peu de récession et compression des budgets et le fait de déplacer toute une équipe en Belgique est certainement plus coûteuse pour la production que de rester sur Paris. Donc, à l'heure actuelle, il n'y a pas de projets comme cela mais encore une fois, cela me plairait beaucoup de revenir.
Le 14 octobre, la RTBF diffusera en exclusivité l'épisode 45 « Au feu la famille » avec Jean-Michel Tinivelli. Votre mission aura pour cadre, cette fois-ci, le milieu des pompiers...Vous pouvez nous en dire un peu plus ?
En fait, je débarque dans une caserne de pompiers et je vais aider un couple qui apparemment va bien mais cela ne va pas durer car ils vont découvrir un lourd secret de famille. Ici encore, c'est un mélange de choses très drôles car je me retrouve aide-soignante chez les pompiers et je participe activement à la vie de cette caserne avec ce que cela implique : les incendies, les secours...
Cela s'est tourné à Paris ?
Non, dans la banlieue d'Angoulême dans une petite caserne durant 15 jours. C'était en tout cas pour moi très intéressant à voir car les vrais pompiers étaient figurants et participaient au film. Il y avait aussi des moments où l'on devait tout arrêter parce que la sirène retentissait et qu'ils devaient partir sur une urgence.
Vous avez tourné plus de quarante épisodes de Joséphine, ange gardien. N'y en a-t-il pas un qui vous a marqué particulièrement ?
Non ce sera peut être le prochain mais il y en a tout de même un que j'ai aimé tourner, c'est celui en Thaïlande. J'ai découvert un pays magnifique dans lequel j'ai envie de retourner très vite. Nous avons été immergés dans l'ambiance thaïlandaise et c'était complètement dépaysant tout en restant Joséphine mais avec de beaux paysages et des rencontres extraordinaires. De plus, la vie n'est pas chère, c'est autre chose que la France (Rires) et c'est un pays accueillant et sublime.
Justement cet épisode tourné en Thaïlande, n'était-il pas éprouvant du côté des conditions climatiques ?
C'est sûr que c'était différent du froid parisien que l'on a en ce moment, et que vous devez connaître en Belgique également (Rires). On tournait avec des températures qui avoisinaient les 40 degrés mais on s'y fait très bien. Nous tournions 12 heures pas jour, 6 jours sur 7. C'est vrai que les 15 premiers jours, nous étions complètement décalqués (Rires) et il n'était pas question de découvrir la vie nocturne de Bangkok. Bref, je suis prête à le refaire quand ils veulent (Rires).
S'agissait-il d'un long tournage ?
Nous sommes restés 5 semaines et moi, je l'ai prolongé d'une semaine (Rires) car mon mari m'a rejoint.
45 épisodes, quand vous regardez derrière vous, êtes-vous fière d'avoir accepté ce rôle ?
Je crois qu'il faudrait être difficile pour ne pas être fière. Il faut aussi le souligner, au départ, personne n'y croyait car je suis arrivée en plein succès des séries comme Navarro, Julie Lescaut et tous les autres policiers. Tout le monde à TF1 ne comprenait pas ma présence et celle de cet ange gardien au milieu de toutes les autres séries. Et bien, au fil des épisodes, le personnage s'est installé et est entré dans les foyers. Pour répondre à votre question à présent, je suis hyper fière et n'ai absolument aucun regret par rapport à cette série. Est-ce qu'il y a d'autres rôles qui m'attendent ailleurs ? Peut être mais en tout cas, en attendant, je ne suis pas frustrée comme certaines de mes copines de ne pas faire de cinéma. Moi, je m'éclate avec Joséphine. J'ai la chance que ce personnage, à chaque épisode, soit dans un cadre différent et donc, je n'ai pas de rôle récurent, ni le même décor comme un commissariat dans lequel on se retrouve dans chaque épisode. C'est toujours une histoire nouvelle, j'endosse un tout nouveau métier.
Ce qui est étonnant aussi est l'audience d'un épisode rediffusé. Les téléspectateurs sont toujours au rendez-vous !
Je touche du bois pour avoir un ange gardien (Rires).
Vous êtes aussi la championne des claquements de doigts. Comment réagit le public lorsqu'il vous rencontre dans les rues de Paris ?
Avec les enfants, c'est toujours très drôle. Ils me demandent souvent comment je fais pour disparaître. Je demande alors s'ils aimeraient que je les fasse disparaître. Heureusement qu'ils disent non à chaque fois, sinon je serais bien embêtée (Rires) mais c'est vrai aussi que Joséphine a un côté de Mary Poppins car même si on est très proche de la réalité, ce côté « claquement de doigt » pour faire disparaître et apparaître des choses reste un côté « gadget » mais n'est pas la force de Joséphine car elle est plutôt têtue avec un côté de ne pas lâcher son client jusqu'à ce qu'il comprenne la voix du bonheur. Ce gadget de claquement de doigt est un petit plus qui reste génial.
Est-il vrai que certains téléspectateurs vous demandent de devenir leur ange gardien ?
Oui. Je reçois aussi du courrier de personnes qui me demandent de remplir leur compte en banque (Rires).
« Joséphine ange gardien » vient de recevoir le prix du public au Festival de la Fiction de La Rochelle. Il s'agit d'un très beau cadeau, non ?
Oui. J'étais de nouveau très fière. Vous savez, les critiques c'est bien car cela fait plaisir d'avoir une bonne critique et cela fait du mal quand il s'agit d'une mauvaise (Rires) mais un prix du public est toujours très agréable à recevoir.
L'avenir de la série est plutôt serein car il paraît que vous avez signé pour 15 nouveaux épisodes, est-ce exact ?
Oui, j'ai de nouveau signé pour 3 ans.
Avez-vous de nouveaux projets ?
Je vais sortir une collection de livres qui paraîtra chez Plon l'été prochain et qui s'appellera « Les couleurs de la vie ». Dans chacun d'eux, les lecteurs pourront suivre les aventures de deux enfants d'univers différents qui vont se rencontrer pour vivre une aventure. Ceci permettra de faire passer tout ce qui me tient à c½ur comme la tolérance, la différence, l'injustice, etc.
Et la Belgique ?
Cela devrait aussi sortir chez vous comme dans tous les pays francophones.
Le projet des « Enfoirés » vous tient tout particulièrement à c½ur, pourquoi ?
C'est le rendez-vous annuel que je ne louperais pour rien au monde sauf la fois où je me suis fait opérer. Là, je ne pouvais pas être avec mes amis. Ce rendez-vous est important car j'ai la chance d'avoir une belle vie. Il faut donc se mobiliser pour tous ceux qui ne vont pas bien.
Il y a un peu plus d'un an, vous étiez à Bruxelles pour l'association « Make a wish ».
Oui et je ne pourrai malheureusement pas être présente cette année (ndlr : l'événement et annoncé pour le 5 novembre) car je serai en plein tournage mais je les soutiens – comme tout ce qui peut toucher aux enfants – en essayant d'être toujours présente le plus possible. Il y a beaucoup d'associations en France et sur de nombreux tournages, je reçois souvent la visite d'enfants. Ils passent ainsi une journée avec moi et j'essaie d'insuffler une petite pilule de bonheur et d'optimisme.
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